OBJECTIF 2000

 

Prendre du plaisir quel que soit son niveau, tel est l’avantage de la course à pied. Pour le débutant, rien de compliqué, un pied devant l’autre …. laisser agir le naturel.

Les premières sorties ne sont pas toujours faciles. Pourquoi tant d’efforts ? Pourquoi souffrir ? Mais en persévérant, l’agrément viendra.

Même si l’on peine souvent au fil du temps, cela devient un besoin. Un petit tour par semaine, puis deux. Progressivement les distances s’allongent … pour voir et découvrir, pour faire durer le plaisir. En fait les plaisirs: d’être entre amis, de discuter, parfois de ‘’philosopher’’, de s'évader, tout ça au grand air. L’occasion de se mêler à la nature, d’en profiter, mais parfois de la subir. La visite à quelques cerisiers perdus sur le bord d’un chemin suffit comme prétexte.

Jusqu’au jour où quelqu’un lance le ‘’défi’’ :

<< Si l'on faisait la course de dimanche prochain ? 5 km ce n’est pas trop long ! >>

Va-t-on oser ? l’envie et la crainte? 50 – 50. Et le dimanche, c’est la première ‘’compétition’’.

Le coeur s'affole, il fait trop chaud, il fait trop froid, j’ai mal aux mollets, où sont les toilettes ? On est parti, pourquoi vont-ils si vite devant … je ne tiendrai jamais jusqu’au bout … comment se fait-il qu’il soit si difficile de respirer aujourd’hui ? quelle idée stupide que cette course! que suis-je venu faire dans cette galère? Il faut courir courir, suivre n'importe comment. Rythme souffle allure, tous les conseils sont oubliés, on est ailleurs, dans un autre monde où l'on fait ses premières foulées.

Enfin l’arrivée, c’est fini, fier d’avoir réussi Sa première course Sa première expérience. Quel temps ? quelle place ? quelle importance ? On retrouve les amis et chacun raconte son Aventure. Chaque nouvelle course est une épreuve enrichissante. Les distances et les difficultés peuvent varier, on a toujours le même plaisir en franchissant l’arrivée. Une victoire sur la douleur et l’effort qui ne doit rien à personne, chacun fait sa course avec ses moyens et ses souffrances. Le dernier autant que le premier est méritant, voire davantage, car il a peiné plus longtemps.

10, 15, semi-marathon, c’est la progression logique. La seule différence étant dans la préparation, accepter la peine toujours plus longtemps. Mais ce n’est jamais sans retour. Tu donnes tu reçois, c’est la règle.

Objectif 2000 : le premier marathon. MARATHON mot magique et inquiétant. Envie et crainte 50 – 50, ça me rappelle quelque chose … retour à la case départ dans un certain sens.

L’objectif ? toujours pareil, cette fameuse ligne symbolisant une victoire … sur soi même. L’objectif temps ? Secondaire, utile principalement pour prévoir des temps de passage.

L’essentiel n’est pas là.

 

http://www.chicagomarathon.com/

results

INDE Diététique Blaireau Contact

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un marathon, pour un sportif '‘ sur le tard ’' , quelle aventure ! ! !

 

 

En fait durant des mois beaucoup d’inquiétude et de questions sans réponse. Une préparation exigeante et peu à peu la perte du plaisir remplacé par la nécessité de courir. Au fil des entraînements de nouvelles craintes apparaissent liées aux nouveaux problèmes survenant à chaque sortie. Mais l’objectif est énorme il faut donc en passer par là.

Le choix de CHICAGO pour un premier marathon ? Aurai-je l’envie d'en faire un second ? je l’ignore donc tant qu’à faire faisons grand. Je n’ai pas été déçu, 33000 participants, 1 million (+ 1) de spectateurs délirants tout au long du parcours. Une organisation à l’américaine, pour une fois j’ai appréciée. La course elle même, encore des inquiétudes surtout à partir du 25° Km, le plongeon dans l’inconnu, le début de nouvelles sensations pour la plus part plutôt douloureuses. Mais ce n’est pas le jour pour se plaindre, on verra demain, on serre les dents et on tient le rythme prévu. Du 35° au 40° l’euphorie, la certitude d’aller au bout, le bonheur, HEUREUX. Au 40° deux méchants faux plats et retour aux dures (très dures) réalités. Un seul objectif se maintenir coûte que coûte à la limite du cardio, jusqu’au bout. L’arrivée, des zombies pris en charge et réconfortés, ma fois c’est bien agréable. Les chiffres sont d’une importance toute relative 4 h 3mn, 10649°, mais c’est surtout le bonheur d’avoir réalisé quelque chose qui n’était pas pour moi. Maintenant . . . plusieurs semaines de repos, je ne pense pas car l’envie de courir est déjà de retour, je suis sauvé ! ! !